A
ABSTRAIT : Désigne une tendance artistique qui ne cherche pas à représenter la réalité visible. Une œuvre abstraite, ou non-figurative, ne représente rien que l’on puisse reconnaître. L’abstraction apparaît au début du XXe siècle.
ACADÉMIQUE : Qui se réfère à l’enseignement des Académies d’art. Mais, en raison du rigorisme scolastique de ces Académies au XIXe siècle qui, pour défendre les valeurs et les conventions établies sur l’art classique, s’opposèrent à toute nouveauté esthétique ou idéologique, ce terme a pris une connotation résolument péjorative.
ACCUMULATION : Action de réunir, d’entasser, d’accumuler. Terme qui est en fait utilisé génériquement et appliqué à certaines œuvres d’Arman, où il s’approprie le réel de l’objet pour en dégager une poétique autre à partir d’un effet de saturation. (cf. Nouveau Réalisme)
ACTION : Terme utilisé à la fin des années 60 pour certaines manifestations dérivant surtout de Dada comme de l’Action Painting, où l’accent était déjà mis non plus sur l’image inscrite sur la toile, mais sur l’action même, le geste de l’artiste et son implication physique. Acte à caractère quasi rituel accompli en public, envisagé souvent comme un moyen de choquer, de dénoncer l’humiliation de la condition humaine ou de faire une protestation à caractère politique. (cf. Action Painting, Body Art, Fluxus, Happening, Performance)
AFFICHISTE : De dessinateur publicitaire spécialisé dans la création d’affiches, portées par certains au rang d’œuvres d’art – Chéret, Mucha, Cappielo… au XIXe siècle, ce terme s’applique à certains artistes du Nouveau Réalisme des années 60, qui récupéraient des affiches au message dénaturé par les intempéries, les collages anarchiques et les lacérations des vandales, trouvant le matériau d’une nouvelle poétique au répertoire infini, celui d’une archéologie urbaine moderne. (cf. Nouveau Réalisme)
ALL OVER : Terme anglo-saxon désignant la répartition égale des éléments d’une composition sur toute la surface d’un tableau, sans que soit privilégiée aucune partie de cette surface. C’est pour les œuvres de Jackson Pollock des années 40 que ce terme a été créé. Procédé qui marque la fin de la géographie du tableau : l’œil ne peut dorénavant s’arrêter sur un point précis de la composition. C’est aussi la levée du diktat du format du tableau qui désormais peut prendre n’importe quelle dimension. (cf. Abstract Expressionism, Action Painting, Dripping)
ALTERNATIF : Se dit d’un lieu ou d’une structure, en général de type associatif, situés en marge des circuits officiels et qui présente, avec souvent un côté underground, des artistes et des événements d’avant-garde très variés : installations vidéo, happenings, concerts, performances, danse contemporaine, théâtre…
ANAMORPHOSE : Le principe de l’anamorphose consiste à réaliser une œuvre déformée, dont la recomposition sera perceptible à partir d’un endroit précis. Autrement dit, l’œuvre est compréhensible d’un seul point de vue. Partout ailleurs, le spectateur ne voit que des éléments incohérents entre eux.
Cette technique relève donc de procédés mathématiques pour jouer avec notre vision. Le spectateur devient acteur car il doit se déplacer dans l’espace pour lire l’œuvre : il en devient une composante.
ANTIFORME : Tendance des années 60-70 nommée et définie par l’artiste américain Robert Morris dans un texte théorique publié dans la revue Artforum en avril 1968 : « … Les considérations de pesanteur deviennent aussi importantes que les considérations d’espace… Les formes ne sont pas prévues d’avance… Le hasard est accepté et l’indétermination prise en compte, puisqu’une nouvelle mise en place entraînera une autre configuration. Le rejet des formes durables et d’un ordre préconçu pour les choses est un facteur positif. Cela fait partie du refus de continuer à esthétiser la forme d’une œuvre en concevant cette forme comme une fin prescrite ». Tendance qui avait des liens sous-jacents avec une certaine tradition picturale américaine (Pollock, Louis…), mais qui s’est établie en réaction à l’art minimal et sériel considérés comme trop déterminés, rigides, rationnels ou répétitifs. (cf. Arte Povera, Land Art, Process Art, Soft Sculpture)
APLAT : Désigne une surface de couleur uniforme, sans nuance.
APPROPRIATION : procédé qui consiste à utiliser une œuvre existante, un objet, une démarche, etc.
ARCHÉTYPE : L’archétype est un modèle originel ou universel.
ASSEMBLAGE : Réunion de matériaux ou d’objets divers associés en des rencontres souvent insolites. Processus que l’on pourrait rapprocher de la technique du collage, mais d’un collage en trois dimensions. Il peut être soit l’introduction d’un objet dans un contexte pictural ou autre, soit la reconstitution d’un objet à partir d’éléments disparates. (Combine Painting, Funk Art, Installation, Junk Sculpture, Nouvelle sculpture anglaise, Pop Art)
ATTITUDE : Ce terme a pris dans le domaine de l’art une connotation moderniste et morale depuis le début du siècle, surtout avec Duchamp et le Dadaïsme, où l’art est devenu progressivement, puis exclusivement, dans les années 60-70 – on parlait alors d’un art du comportement, un art de l’attitude, en se déplaçant de l’objet réalisé par l’artiste à l’artiste devenu lui-même objet ou sujet de son travail. L’artiste dans son comportement face à l’art, au monde, dans sa vie quotidienne, son histoire, ses angoisses, sa « mythologie individuelle ». (Action, Body Art, Fluxus, Happening, Performance)
AUTOPORTRAIT : Portrait d’un artiste réalisé par lui-même, vision personnelle d’un artiste sur sa propre personne, dans l’art de son choix, photographique, pictural ou même littéraire.
AVANT-GARDE : Signifie « qui marche en avant des troupes » (Petit Robert), Concept né à la fin du XIXe siècle, où l’histoire en train de se faire était lue à travers des ruptures successives provoquées par une recherche de nouveautés radicales que sous-tendaient l’absence comme le refus de toute filiation à chacun des gestes avancés.
B
BAROQUE : (du portugais : barocco, perle irrégulière). Du terme appliqué à l’architecture et à la peinture du XVIe au XVIIIe siècle pour un style né en Italie et caractérisé par la liberté des formes, la quête de l’irrégularité et la profusion de l’ornementation, le mot baroque a surtout gardé la notion de luxuriance, de surabondance, de convocation et de juxtaposition de styles différents.
BIENNALE : Exposition dont les artistes sont en général sélectionnés par un comité international et qui, comme son nom l’indique, a lieu tous les deux ans.
BLOW-UP : Terme anglo-saxon pour « agrandissement photographique », faisant surtout référence aux premiers travaux de Joseph Kosuth, artiste conceptuel des années 60. (cf. Art conceptuel, Mec Art)
BULLE : cf. Phylactère
C
CAMAÏEUX : Assemblage de plusieurs teintes de la même couleur.
CARACTÈRE TYPOGRAPHIQUE : Un caractère typographique est une collection de plusieurs fontes basées sur un dessin commun. Par exemple, Helvetica Neue est un caractère en de nombreuses versions (fontes) : Helvetica Neue Regular, Helvetica Neue Light, Helvetica Neue Black, Helvetica Neue Consensed Bold, etc.
CASSÉ : Le terme « cassé » est surtout employé pour qualifier un blanc auquel on ajoute une infime quantité d’une couleur quelconque.
CERCLE CHROMATIQUE : Le cercle chromatique est une représentation ordonnée des couleurs utilisées en peinture (+ en design, mode, arts graphiques). (+ d’infos)
CERNE : le cerne désigne le trait de contour qui entoure une forme ou une figure dans une œuvre. Il peut être fin ou épais, discret ou appuyé, noir ou coloré, mais il est toujours là pour délimiter, structurer, parfois même « emprisonner » le sujet. Il sert à marquer les limites des choses – comme un cadre mental pour l’œil. La présence (ou l’absence) de cernes en dit long sur l’approche plastique d’un artiste.
CITATION : Emprunt, parfois simplement évocation, et intégration à une œuvre d’une partie, de la totalité ou d’une particularité reconnaissable d’une autre œuvre. Différente du plagiat, elle s’affiche en tant que telle, en hommage ou en simple référence.
CLAIR-OBSCUR : Dans le monde tangible, un clair-obscur, qui par définition, associe clarté et obscurité, présente une lumière douce, tamisée, diffuse. Mais c’est aussi la pénombre (surface : incomplètement éclairée) qui peut se déceler jusque dans le système solaire par une zone d’ombre entourant un astre partiellement visible.
Dans un tableau, un dessin, une gravure, c’est l’art de distribuer et de moduler la lumière sur un fond sombre, suggérant ainsi le relief et la profondeur par un jeu de contrastes plus ou moins accentués. Le clair-obscur en peinture peut dissoudre la forme d’un objet ou d’un personnage dans le tableau.
Le sens figuré du clair-obscur est aussi présent en peinture, révélant une partie de l’âme caractérisée par la vie inconsciente et mystérieuse de ce qui échappe à la raison. La nuit est en ce sens un merveilleux terrain d’expression de ces perceptions et expériences vécues. Le genre du nocturne dévoile souvent des compositions mystérieuses qui mettent en scène des sources lumineuses indistinctes et des ombres changeantes.
COMBINE PAINTING : Collage d’objets trouvés (de l’environnement urbain et quotidien) sur un fond pictural. Terme utilisé dès 1952 par l’américain Robert Rauschenberg, l’un des précurseurs du Pop Art. « Une paire de chaussettes ne convient pas moins à un tableau que du bois, des clous, de la térébenthine, de l’huile ou du tissu. » (cf. Néo-dadaïsm)
COMICS : Bande dessinée américaine marquée souvent par un côté subversif et underground que n’ont pas les BD, des autres pays. (cf. Figuration libre, Funk Art, Graffiti)
COMIC STRIP : Un comic strip, ou simplement strip, est une bande dessinée de quelques cases disposées le plus souvent de manière horizontale apparaissant principalement dans la presse quotidienne, avec des formats noir et blanc en semaine et en couleur le dimanche, et pouvant raconter des histoires continues ou proposer des gags indépendants. Ce nom provient de la juxtaposition des termes anglais « comic » (comique, amusant, drôle) et « strip » (bande, bandeau).
COMPLÉMENTAIRES : Couleurs opposées sur le cercle chromatique. Contraste le plus puissant après celui du noir et du blanc. Les trois paires principales : rouge/vert – orange/bleu – jaune /violet
COMPRESSION : Action d’exercer une pression sur un objet pour en diminuer le volume. Terme qui d’emblée fait référence au travail qui a rendu célèbre le sculpteur César, fasciné, notamment dans ses compressions de voiture, par le raccourci en un seul geste de la presse mécanique des milliers de gestes industriels investis dans leur construction et emplis d’une histoire rendue anonyme. (cf. Expansion, Junk Sculpture, Nouveau Réalisme)
CONCEPTUEL : Ce terme générique d’un mouvement historique du même nom, né en Amérique à la fin des années 60, est par extension abusive parfois appliquée à tout artiste dont le travail, autre qu’une investigation formelle, est une proposition analytique en soi, portant sur les fondements de l’art, la validité et le statut de l’objet comme de l’image dans l’art.
CONTORSIONNISTE : La contorsion est une discipline acrobatique pratiquée au cirque et en gymnastique. Elle est basée sur des mouvements de flexion et d’extension extrêmes du corps humain. Elle nécessite une importante souplesse, une aptitude physique souvent naturelle, associée à un long et douloureux entraînement qui commence dès l’enfance
CONTOUR : Le contour, en peinture, désigne la ligne ou la limite qui sépare une forme de ce qui l’entoure. Le traitement du contour révèle la manière dont un artiste perçoit et construit la forme. Net, il isole le sujet comme c’est le cas dans l’art gothique par exemple. Fondu, au contraire, le contour permet d’intégrer la forme dans son environnement. Il n’est pas toujours tracé physiquement : parfois, c’est simplement la juxtaposition de deux teintes qui crée cette frontière visuelle. Le contour, c’est un choix plastique, mais aussi une manière de diriger le regard du spectateur : découper ou dissoudre, souligner ou estomper.
Le traitement du contour reflète également le style d’un artiste, son rapport au dessin, à la forme, à la lumière. Ainsi, un contour très marqué (comme chez Ingres ou Picasso période linéaire) signale une volonté de clarté, de stylisation, parfois d’abstraction graphique. A l’inverse, un contour fondu ou diffus (à la Léonard de Vinci, dans le sfumato) crée un effet d’atmosphère, de douceur, de mystère.
CONTRASTE : Le contraste désigne la différence entre 2 valeurs. Les contrastes peuvent être forts (valeurs opposées) ou faibles (valeurs proches). Une même forme sera plus ou moins mise en valeur selon le contraste qu’elle a avec le fond.
COULEUR ARBITRAIRE : Qui dépend de la volonté, sans se référer aux règles.
COULEUR LOCALE : La couleur locale est celle propre et spécifique à chaque objet (ex : de l’herbe verte, le ciel bleu, le soleil jaune etc.)
CROQUIS : Un croquis est un dessin fait rapidement, à main levée, sans recherche de détails, dans le but de dégager à grands traits l’essentiel du sujet, du motif ; souvent fait d’après nature, il alimente le carnet dessiné dit « de croquis ». C’est une phase préparatoire mais, elle est parfois aussi l’œuvre en elle-même lorsque le croquis s’arrête là.
D
DÉGRADÉ : Le ton dont la luminosité est augmentée, mais la vivacité diminuée, par l’ajout du blanc. On les dits aussi lavés de blanc ou encore « pastel ». Par extension, un dégradé peut-être aussi un passage progressif d’une valeur à une autre valeur, d’une couleur à une autre couleur …
DÉMARCHE : Terme très utilisé dans le jargon artistique. Loin d’être exclusivement la manière de progresser vers un but, c’est-à- dire le processus, il recouvre aussi, par extension, l’origine des articulations qui composent la proposition artistique, ainsi que le champ d’action, le territoire envisagé.
DEMI-TEINTE : Une demi-teinte est une nuance colorée intermédiaire entre une partie vivement éclairée et une zone dans l’ombre. Elle sert à harmoniser un ensemble, ç rendre la transition moins brusques entre la lumière et l’ombre. Par exemple, on pourrait dire que le gris est la demi-teinte du blanc et du noir.
DÉSÉQUILIBRE : Perte ou absence d’équilibre, d’une position stable. Répartition inégale des forces en présence. Manque de proportions, d’harmonie, de concordance.
DESSIN D’OBSERVATION : Le dessin d’observation consiste à reproduire fidèlement ce que l’on voit, en respectant les proportions, les valeurs, les ombres et les lumières, en utilisant principalement un crayon à mine sur un support adapté, pour améliorer la relation entre la main et le regard.
DÉTOURNEMENT :Procédé artistique qui consiste à s’approprier une œuvre ou un objet et à l’utiliser pour un usage ou une représentation différents de l’usage ou la représentation d’origine.
Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire.
En 1913, Marcel Duchamp s’arroge le droit de changer le statut d’un objet manufacturé en objet artistique. Ces nouveaux objets appelés « ready-made » (« prêt à porter », « sur mesure » ou encore « prêt à l’emploi »), par l’artiste dans la lettre à sa sœur Suzanne du 15 janvier 1916. Ces objets ont le sens de « tout fait » sans finalité romantique, impressionniste ou cubiste. L’artiste ne fabrique plus de lui-même l’objet artistique. Il se contente de le choisir, sur un principe d’indifférence)
DOCUMENTA : Exposition internationale d’art contemporain qui a lieu tous les quatre ans à Kassel, Allemagne.
DOMINANTE : La dominante est la couleur qui domine par sa présence les autres couleurs. On peut aussi parler de dominante de couleurs vives, de dominantes de couleurs foncées, etc.
DRIPPING : Technique picturale engagée pour la première fois dans les années 40 par l’américain Jackson Pollock. Conjugaison de l’influence du Surréalisme et de l’écriture automatique Masson, plus particulièrement avec celle des dessins des Indiens d’Amérique du Nord dans une volonté de rendre illimitée l’énergie déployée sans contrainte de figuration ou de format, de dématérialiser l’inscription figurale par l’inscription purement énergétique de la couleur. Pollock va renverser le support, l’horizontaliser en peignant au sol, sans châssis, mettre son corps à l’échelle de la surface à inscrire, et pénétrer la toile. Abandonnant le pinceau, il crée un nouveau moyen pour figurer l’énergie première, la libération totale des forces intérieures : des bidons de couleurs percés qu’il promène au-dessus d’une toile ou d’un panneau, d’où le terme de dripping (de to drip : égoutter). (cf. Abstract Expressionism, Action Painting)
E
EARTH WORK : (Partie du Land Art ). Volonté d’élargir le champ d’écriture artistique en quittant l’atelier et le circuit traditionnel de monstration des œuvres, pour travailler directement sur et dans le paysage et sur le sol même. Art souvent monumental et réalisé parfois avec des équipements de terrassement. Robert Smithson a développé en ce domaine la notion de « site et non-site », notion qui eut une influence certaine sur la sculpture In Situ. Les œuvres, éphémères pour la plupart (détruites par le temps ou par l’artiste), ont en général été montrées sous forme de traces (photo, vidéo, texte, maquette, matériaux prélevés sur le site de l’intervention), documents considérés eux-mêmes comme œuvres et finalement présentés dans le circuit traditionnel (galerie- musée). (cf. In Situ, Land Art)
ÉBAUCHE : Une ébauche est le commencement et première forme d’une œuvre peinte. Elle ne doit pas être confondue avec le croquis, l’esquisse, l’étude ou le projet qui sont, chacun, des types de dessin. L’ébauche est véritablement le début de l’œuvre : elle sera réalisée au pinceau et en couleur sur le support vierge ou sur une première esquisse du sujet au fusain ou au crayon. Elle va ainsi servir de base à l’artiste pour l’application des prochaines couches de peinture.
EMBLÈME : Un emblème est une figure symbolique ou un attribut représentatif destiné à évoquer une idée, une valeur ou une identité, souvent associé à une devise ou un objet choisi pour représenter une personne, une nation ou une organisation.
EMPRUNT : L’emprunt en esthétique est ce qu’un artiste va puiser, prélever, prendre dans l’œuvre d’un œuvre afin de l’incorporer dans sa propre pratique. Si la source n’est pas citée volontairement l’emprunt se fait plagiat, si c’est involontaire cela s’apparente alors à une réminiscence. Le véritable emprunt est donc conscient et exposé comme tel, il se revendique comme un hommage à une œuvre externe, une « marque d’admiration, d’estime, d’affection » d’un auteur à un autre.
ENVIRONNEMENT : Terme utilisé depuis la fin des années 50 pour des œuvres en trois dimensions dans lesquelles le spectateur peut être invité à entrer. (cf. In Situ, Installation, Land Art)
ÉPURE : L’épure est une représentation graphique simplifiée ou à l’échelle réduite d’un objet ou d’un projet, utilisée en architecture, géométrie ou art pour dégager les traits fondamentaux ou les éléments essentiels d’une œuvre ou d’un plan.
ÉQUILIBRE : L’équilibre (du latin aequilibrium, de aequus « égal » et libra « balance, poids ») est le concept qui décrit les situations où les forces en présence – les parties dans le cas d’une métaphore – sont égales, ou tel qu’aucune ne surpasse les autres. Un équilibre peut être statique (une roche sur le sol lunaire par exemple) ou dynamique (le ballon tenu en équilibre sur le museau d’une otarie).
ESPACE : Lieu d’investigation de l’artiste: espace bidimensionnel, tridimensionnel, ou encore espace social, culturel. Il existe plusieurs types d’espaces :
– L’espace littéral est l’espace physique (réel) offert par le support brut. On parle de l’espace littéral d’une feuille de papier ou d’espace plan. Cet espace limité possède des dimensions et une matérialité propre qui dépendent totalement du support.
– L’espace suggéré est la profondeur représentée sur un support bidimentionnel (papier, carton, toile, etc…) par différents moyens comme la perspective, la succession des plans, etc… L’artiste peut donner l’illusion que ce qu’il représente est en volume. Il peut également donner l’illusion que des volumes (des corps ou des objets) se trouvent à différents endroits dans cet espace suggéré, et cela sur une feuille de papier ou un autre support.
ESQUISSE : Une esquisse est le premier jet d’une œuvre dessinée, préalable à un travail ultérieur, peint par exemple. Elle se différencie du croquis qui est un dessin en lui-même, réalisé rapidement à titre de « prise de note » ou d’exercice, alors que l’esquisse appelle une continuation. Elle est souvent exécutée au crayon car elle est susceptible de corrections.
ÉTUDE : En art, une étude est un dessin ou une peinture réalisés en préparation d’une œuvre, d’une facture plus travaillée que les croquis ou les esquisses, qui se destine à bien assimiler la représentation d’une partie difficile de l’ouvrage, ou à apprendre une nouvelle technique ou un nouveau sujet.
ÉTUDE PRÉPARATOIRE : Plus élaboré qu’une esquisse ou un croquis, le travail de l’étude préparatoire permet à l’artiste de maîtriser la représentation d’un élément complexe, d’expérimenter une nouvelle technique ou de se familiariser avec un nouveau sujet. Le peintre peut aussi tester plusieurs arrangements des éléments de sa composition avant de se lancer dans l’œuvre finale.
Les études préparatoires sont précieuses. Elles offrent un aperçu unique du processus créatif de l’artiste, révélant ses réflexions, ses hésitations et l’évolution de son projet. Elles sont réalisées à l’aide d’une variété de techniques, comme le crayon, la plume, le fusain, la sanguine, l’aquarelle, la gouache ou l’encre. Elles acquièrent une valeur artistique qui leur est propre et peuvent être collectionnées et vendues comme des œuvres à part entière.
EVENT : Symptomatiques des années 60-70, les Events, contrairement aux happenings et à tout ce qu’ils comportent de spectacle et d’expressionnisme, sont des actions très brèves, des gestes anodins ou imperceptibles puisés dans le quotidien le plus simple. Très lié à l’activité du mouvement Fluxus et à l’Art conceptuel, George Brecht en 1969 envoyait des bristols avec l’invitation à un « Event ». De même, On Kawara lançait des cartes postales à travers le monde avec ces simples mots : « Je suis encore vivant ». (cf. Action, Fluxus, Mail Art)
EXPANSION : Dilatation, développement d’un corps en volume et en surface. Terme qui fait directement référence à une autre partie de l’œuvre de César, qui découvre en 67 les propriétés d’expansion du polyuréthane ; matière qui se répand en une « forme organique » avant de se figer définitivement. (cf. Compression, Nouveau Réalisme)
F
FONTE : Une fonte est un ensemble de glyphes, c’est-à-dire de représentations visuelles de caractères, d’une même police d’écriture, de même style, corps et graisse. La fonte se distingue de la police de caractères qui regroupe tous les corps et graisses d’une même famille. Ainsi, Helvetica Neue est un caractère. L’Helvetica Neue romain gras 10 points est une fonte, et l’Helvetica Neue romain gras 12 points en est une autre.
G
GENRE PICTURAL : A partir de la Renaissance, les sujets des tableaux ont été classés par genres. (Le portrait, le paysage, la nature morte, peinture de genre, peinture historique)
GLYPHE : Un glyphe est une représentation graphique d’un signe typographique.
GRAPHISME : Le graphisme est une discipline qui consiste à créer, choisir et utiliser des éléments graphiques (dessins, caractères typographiques, photos, couleurs, etc.) pour élaborer un objet de communication et/ou de culture.
GRAPHISTE : Un graphiste est un professionnel de la communication qui conçoit des solutions de communication visuelle. Ses connaissances reposent sur la typographie, l’usage des signes et des images, l’art de la mise en page. Le graphiste peut s’exprimer dans le domaine de l’imprimé (édition, affichage), de l’interactivité (web, multimédia), de l’illustration ou de l’animation graphique.
GRIS : Les gris sont neutres, leur saturation est nulle. Ils ont une valeur [claire ou foncée]. Cependant, la neutralité des gris est relative et dépend de l’ambiance colorée dont il est entouré. Ainsi un gris pourra paraître froid ou chaud selon son environnement coloré. Les gris colorés composent l’ensemble des couleurs dont la saturation est extrêmement faible. Le mélange de deux couleurs complémentaires et du blanc donne un gris coloré.
H
I
IDENTITÉ VISUELLE : On appelle identité visuelle un ensemble cohérent de codes et d’éléments graphiques utilisés par une entité (institutions, marque, individu, etc.) pour sa communication. Une identité visuelle classique repose généralement sur l’emploi de couleurs particulières, d’un logotype et d’un caractère typographique. L’utilisation de ces différents éléments est codifiée et réglée par une charte graphique.
IMITATION : action de reproduire volontairement ou de chercher à reproduire une apparence, un geste, un objet, un acte ou une personne.
IN SITU : Œuvre réalisée sur place en fonction de l’espace qui lui est imparti, afin qu’il y ait interaction de l’œuvre sur le milieu et du milieu sur l’œuvre. (cf. Art minimal, Earth Work, Environnement, Installation, Land Art)
INSTALLATION : D’abord liée au ballet, au théâtre ou aux concerts des avant-gardes historiques, l’installation devient l’environnement-cadre des actions, Happenings et Performances, intégrant dans des dispositifs de plus en plus sophistiqués les recherches des nouvelles technologies : installations dites vidéo, sonores, multimédias faites in situ ou non, et en rapport ou pas avec la nature. Aujourd’hui l’installation est le lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, lieu des implications formelles symboliques et idéologiques que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations art et spectateur. L’installation, croisement de peinture, sculpture, architecture, et audiovisuel, est un art éphémère qui porte en lui la pensée de sa propre destruction ou de sa fin, soit par l’artiste lui-même, soit par les forces naturelles qui entrent en jeu. (cf. In Situ)
INTENSITÉ : cf. Saturation
ISOTYPE : « Les mots divisent, les images unissent » L’isotype est un langage visuel international créé à partir de 1925 par Otto Neurath, Marie Neurath et Gerd Arntz. Il s’agit d’un système de signes graphiques simples, épurés et universels, conçus pour rendre l’information accessible à toutes les cultures et tous les niveaux d’instruction.
J
JUNK SCULPTURE : Tendance artistique à l’intérieur de la junk culture ou esthétique du déchet, qui se caractérise par l’emploi et le recyclage des restes de l’environnement urbain, et qui se développa principalement dans les sociétés technologiquement avancées. (cf. Assemblage, Nouvelle Sculpture anglaise, Nouveau Réalisme)
K
KITSCH ou KITCH : Synonyme de baroque, de provocant et de mauvais goût. Se dit d’un style ou d’une attitude esthétique caractérisée par l’usage, détourné ou non, d’éléments démodés ou populaires issus de la société industrielle de consommation et considérés comme de mauvais goûts.
L
LANGAGE VISUEL : Le langage visuel est un ensemble de signes et d’éléments graphiques (lignes, formes, couleurs, textures, volumes, etc.) utilisés pour communiquer une information à un public. Il s’agit d’un langage plus direct que le langage parlé, car il repose sur des signes visuels efficaces qui racontent une histoire ou transmettent un message sans nécessiter de mots. Le langage visuel est principalement destiné à une compréhension universelle, chaque élément ayant un sens précis et étant compris par tous, indépendamment de la langue ou de la culture.
Les éléments fondamentaux du langage visuel incluent :
- Le point
- La ligne
- La valeur (nuances et ombres)
- La couleur
- La texture
- La figure
- La forme
- L’espace
Ces éléments, combinés selon des principes de composition, permettent de transmettre des idées, des émotions ou des informations de manière claire, efficace et universelle. Le langage visuel n’est pas uniquement esthétique, mais surtout un outil de diffusion de l’information accessible à tous, sans dépendre de la compréhension linguistique.
LEPORELLO : Le leporello, également appelé livre accordéon, ou encore livre frise, est un livre qui se déplie comme un accordéon grâce à une technique particulière de pliage et de collage de ses pages.
LOGO [LOGOTYPE] : De logo-, ‘discours’ et typo-, ‘caractère’, symbole regroupant un ensemble de signes graphiques représentant la marque d’un produit, d’un organisme.
Un logo fait partie intégrante de l’histoire d’une entreprise et participe énormément à son succès. En un clin d’œil, il doit représenter l’image de l’entreprise et ce qu’elle est : familiale, moderne, jeune, dynamique, luxueuse par exemple. Un logo, c’est sa signature, ce qui la rend unique et ce qui permet au grand public de la reconnaître parmi toutes les autres.
Certaines compagnies à succès ont bien compris comment utiliser leurs logos pour qu’ils soient des acteurs principaux de leurs succès, mais surtout, qu’ils deviennent incontournables et immanquables aux yeux de tous.
M
MATIÉRISME : Les recherches « matériologiques » concernent initialement les expériences de quatre artistes se situant dans l’art informel qui s’est développé en Europe entre 1945 et 1960 : Alberto Burri, Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Antoni Tàpies. (cf. Art Informel)
MATRICE : Une matrice est une grille utilisée pour dessiner des formes, motifs, lettres, etc. On peut la remplir (en « coloriant » ses espaces vides) ou s’appuyer sur ses tracés pour dessiner. Il s’agit généralement d’une grille géométrique et régulier, mais on peut aussi imaginer des matrices irrégulières dessinées plus librement.
MÉLANGE OPTIQUE : Couleur composée par accumulation de petits motifs (points, traits, lettres, etc.) plus ou moins rapprochés les uns des autres.
MOBILE : Œuvre cinétique tridimensionnelle animée d’un mouvement imprévisible. (cf. Art Cinétique, Stabile)
MODÈLE : objet, œuvre, image, attitude, démarche, personnage etc. réels ou imaginaires, susceptibles d’inspirer ou d’être reproduits, imités, photographiés, filmés ou interprétés.
MODULAIRE : On qualifie de « modulaire » des compositions ou des lettres réalisées à partir de formes géométriques simples assemblées entre elles. Par exemple le caractère typographique Sonia de Pierre di Sciullo, que l’on a étudié dans la fiche « Jeu de construction ».
MONOCHROME : Se dit aujourd’hui, par extension, d’une peinture ou de tout autre médium n’utilisant qu’une seule couleur, que la démarche soit conceptuelle, formaliste ou autre.
MONOGRAMME : Un monogramme est un dessin ou un emblème constitué de plusieurs lettres, généralement les initiales d’une personne, d’une famille ou d’une entité, réunies en un seul motif. Le monogramme est appelé « chiffre » lorsqu’il se résume à ses initiales. Il peut être orné de décorations ou de symboles et sert souvent à signer, marquer un objet, un sceau ou un lieu. est un emblème qui réunit plusieurs lettres en un seul dessin, avec ou sans ornements supplémentaires.
MULTI MÉDIA (MIXED MEDIA) : Se dit d’un artiste qui utilise plusieurs médias et plus particulièrement des techniques contemporaines de reproduction (photo, vidéo, infographie…). (cf. Installation)
N
NATURE MORTE : Une nature morte est un genre artistique, principalement pictural qui représente des éléments inanimés (aliments, gibiers, fruits, fleurs, objets divers…) organisés d’une certaine manière dans le cadre défini par l’artiste, souvent dans une intention symbolique.
NUANCE : Une nuance est chacun des degrés différents d’une même couleur.
NUMÉRIQUE : Comme son nom l’indique, c’est le nombre. Avec l’ordinateur, l’image, dite de synthèse, est une image numérique, c’est-à-dire que l’image devient codifiée, mise en nombre comme toutes les informations entrées sur ordinateur. (cf. Computer Art, Image de synthèse)
O
ONOMATOPÉE : Mot créé pour imiter des sons produits par des êtres animés ou des objets. Les onomatopées, très utilisées en B.D., relèvent d’abord de l’écrit et non du dessin : ce sont les PAF, BOUM et autres SCHTONG qui parsèment les planches, en particulier dans les scènes d’action. Elles ont pour rôle de restituer un bruit. Chaque auteur les interprètent à sa manière. Le bruit d’un coup de feu, par exemple, sera traduit aussi bien par un « pan » ou un « bang ». Le graphisme de l’onomatopée a de l’importance. Il oriente la manière dont le lecteur perçoit le bruit . La typographie varie. L’onomatopée peut s’inscrire dans un phylactère (une bulle), être entourée de traits, de lignes brisées …
OMBRE PROPRE : Partie de l’objet qui n’est pas éclairé par la source lumineuse.
OMBRE PORTÉE : Projection sur une surface (écran) de l’ombre de l’objet.
OMBRER : Dans les arts graphiques, représenter les zones d’ombre sur un dessin ou une peinture à l’aide d’outils tels que le crayon ou le pinceau pour créer un effet de relief et de profondeur.
OPAQUE : Un matériau est opaque s’il ne permet pas le passage des rayons lumineux. On ne peut rien percevoir à travers celui-ci.
P
PARODIE : La parodie est une forme d’humour qui utilise le cadre, les personnages, le style et le fonctionnement d’une œuvre ou une institution pour s’en moquer. Elle se base entre autres sur l’inversion et l’exagération des caractéristiques appartenant au sujet parodié.
PEINTURE DE GENRE : cf. Scène de genre
PEINTURE D’HISTOIRE : La peinture d’histoire, ou peinture historique, est un genre de peinture qui s’inspire de scènes issues de l’histoire, en général, qu’il s’agisse de l’Histoire, avec une majuscule, celle des grands évènements politiques, les crises, les guerres, les couronnements et la chute des puissants, des évènements dramatiques à portée morale ou bien l’histoire qui illustre un texte, qu’il s’agisse de l’Histoire sainte, de l’histoire antique (mésopotamienne, égyptienne, grecque, romaine…), de la mythologie.
PÉNÉTRABLE : Se rapporte à certaines œuvres de l’artiste cinétique Jesus Rafaël Soto, qui a développé ses recherches sur les vibrations, entamées dès 65 à partir de tiges suspendues devant un fond chromatique qui bougeait selon le mouvement du spectateur. Dès 69, J.R. Soto met dorénavant en place des structures pénétrables, constituées de lanières tombant du plafond que le spectateur est obligé de traverser, de pénétrer, en raison de l’endroit où elles sont installées. (cf. Art Cinétique)
PHOTOMONTAGE : Le photomontage est une technique artistique ou technique consistant à assembler plusieurs photographies par collage manuel ou logiciel pour créer une image modifiée ou composite, souvent utilisée à des fins artistiques, politiques ou expérimentales.
PHYLACTÈRE : Un phylactère, également appelé bulle ou ballon, est un élément graphique permettant de placer le texte d’un dialogue ou d’un monologue qu’un ou plusieurs personnages prononcent ou pensent dans une case de bande dessinée. C’est un moyen graphique utilisé en illustration puis en bande dessinée pour attribuer des paroles ou des pensées aux personnages. Il est habituellement constitué d’une forme ovale ou rectangulaire avec des coins plus ou moins arrondis.
PICTOGRAMME : Un pictogramme est une représentation graphique schématique ou un dessin stylisé utilisé comme signe. Il sert principalement à transmettre une information de manière visuelle, souvent dans des contextes de signalisation, de communication ou d’orientation.
PIGNON : Le pignon est la partie supérieure triangulaire ou non du mur d’un bâtiment servant à donner des versants à un toit. Le mur extérieur qui comporte le pignon est appelé « mur pignon » en opposition au « mur gouttereau » qui supporte le chéneau.
PIXEL : Mot anglo-américain créé en 1980. Contraction de « picture element », Élément de base en général un carré à partir duquel, par juxtaposition, se constitue l’image numérique sur ordinateur. C’est le point-image ; le point de départ de l’image infographique. (cf. Computer Art, Image de synthèse)
POLICE DE CARACTÈRES : Une police de caractères est un ensemble de glyphes représentant une famille de caractères, dont le style est cohérent, permettant de former un alphabet. La fonte se distingue de la police de caractères qui regroupe tous les corps et graisses d’une même famille. Ainsi, Helvetica Neue est une police de caractères. L’Helvetica Neue romain gras 10 points est une fonte, et l’Helvetica Neue romain gras 12 points en est une autre.
POP : Diminutif de « popular ». Correspond en fait à un comportement général de liberté de toute une génération dans les années 60 face à la société. (cf. Pop Art)
PORTRAIT : Description orale, écrite ou picturale (en peinture) d’une personne. C’est un genre pictural (= qui se rapporte à la peinture) qui représente l’image d’une ou de plusieurs personnes.
POSTMODERNISME : Le Postmodernisme, phénomène de la fin des années 70 et symptomatique des années 80, est un comportement, général à tous les domaines artistiques, de relecture de l’histoire et de l’écriture artistique. Gigantesque remise en cause de la notion héroïque de l’histoire linéaire des avant-gardes et, notamment, de la notion de nouveauté radicale. (cf. Citation)
PRIMAIRES : Les trois couleurs primaires de la “couleur lumière” (en synthèse additive) sont : Rouge, Vert, Bleu. Les trois couleurs primaires de la ”couleur matière” (en synthèse soustractive) sont : Cyan, Magenta, Jaune
PROCESS ART : Terme utilisé pour une catégorie d’œuvres des années 60-70 qui, à partir des matériaux les plus divers : charbon, graisse, acier, feutre, herbe, lait… qui ont mis en avant le processus de réalisation et ses évolutions possibles dans le temps.
Q
R
RABATTU : On dit d’une couleur qu’elle est rabattue lorsqu’on lui ajoute du noir en plus ou moins grande quantité.
READY MADE : Terme qui fait directement référence à Marcel Duchamp, mais dont l’application massive a été souvent malencontreusement réduite à l’appropriation d’un objet de la société de consommation, d’un objet standard porté à la dignité d’œuvre d’art par le simple choix de l’artiste. Geste dada historique relevant en fait de la volonté de casser le mythe du créateur, de l’artiste démiurge, tout en étant une remise en cause du sens et de l’objet de l art, sans être pour autant une manifestation d’anti-art.
REHAUT : Touche claire destinée, dans une peinture ou un dessin, à faire ressortir certaines parties.
RÉSEAU : En premier ressort, le mot réseau désigne au sens concret « un ensemble de lignes entrelacées » et, au figuré « un ensemble de relations ». Par extension, il désigne un ensemble interconnecté, fait de composants et de leurs inter-relations, autorisant la circulation en mode continu ou discontinu de flux (eau, air, huile…) ou d’éléments finis (marchandises, informations, personnes…). Le réseau peut être « matériel » (comme le réseau électrique, le réseau routier, le réseau sanguin ou le réseau lymphatique), « immatériel » (comme le réseau social).
RÉSEAU SOCIAL : En sciences humaines et sociales, l’expression réseau social désigne un agencement de liens entre des individus ou des organisations, constituant un groupement qui a un sens : la famille, les collègues, un groupe d’amis, une communauté, etc. L’expression « réseau social » dans l’usage habituel renvoie généralement à celle de « médias sociaux », qui recouvre les différentes activités qui intègrent technologie, interaction sociale entre individus ou groupes d’individus, et la création de contenu.
ROMPU : On dit d’une couleur qu’elle est rompue lorsqu’on lui ajoute sa couleur complémentaire en plus ou moins grande quantité.
S
SATURATION : La saturation est l’intensité de la couleur, elle est parfois appelée pureté. Il s’agit en peinture du degré de concentration de pigments dans la couleur : plus il y a de pigments purs, plus la couleur est saturée et intense.
SCÈNE DE GENRE : Une scène de genre est un type d’œuvre qui figure une scène à caractère anecdotique ou familier. Elle est parfois appelée peinture de genre lorsqu’il s’agit d’une peinture.
SELFIE : Un selfie, aussi appelé egoportrait, est un autoportrait photographique pris dans un contexte social, festif ou touristique avec un smartphone, soit tenu à bout de bras, soit fixé au bout d’une perche à selfie. Généralement pris sur le vif, un selfie est ensuite souvent partagé avec d’autres personnes par l’intermédiaire de MMS ou sur les réseaux sociaux. À l’origine, le selfie désigne l’autoportrait fait par le détenteur de l’appareil numérique mais, par abus de langage, il peut aussi désigner des photos montrant la personne en question réalisées par quelqu’un d’autre, voire le cliché d’une autre personne.
SLOGAN : Un slogan est une formule concise et frappante qui exprime une idée, qu’un « émetteur » veut diffuser ou autour de laquelle il veut rassembler.
Le slogan peut se définir comme une phrase percutante, incisive, qui véhicule un message dont l’essence est résumée en quelques mots. Il est court par nature, dans le but de s’ancrer dans les esprits efficacement.
SOFT SCULPTURE : Sculpture molle faite de matériaux souples. Ce terme fut employé autour de certains travaux de Claes Oldenburg qui, dès 1960, dépossède les objets quotidiens de leur solidité en réalisant d’énormes sculptures en toile, vinyle, latex, mousse, caoutchouc, réussissant un effet d’abstraction que questionne la relation entre l’art et le réel. (cf. Anti-Forme, Art féministe, Pattern Painting)
SOCIAL : Relatif à un groupe d’individus (êtres humains) considéré comme un tout (société), et aux rapports de ces individus entre eux.
SOURCE LUMINEUSE : Objet qui émet de la lumière.
STABILE : Mot inventé en 1932 par le sculpteur américain Jean ou Hans Arp pour certaines œuvres de l’artiste américain Alexander Calder, qui, à la différence des mobiles, s’affirment par leur masse ancrée dans le sol et leur immobilité. A. Calder associera parfois stabiles et mobiles. (cf. Mobile)
STREET ART : Le Street Art, aussi appelé art urbain, est une forme d’art qui se déroule dans l’espace public. Il s’agit d’œuvres d’art réalisées dans des lieux publics, souvent illégalement, par des artistes de tous horizons. Les œuvres peuvent prendre différentes formes, allant du graffiti à la projection vidéo, en passant par les installations lumineuses, la céramique, les stickers, les posters et bien d’autres encore.
Il est important de noter que le Street Art est un art éphémère. Les œuvres sont souvent effacées, détruites ou recouvertes par d’autres. Pourtant, malgré sa nature éphémère, le Street Art a une influence significative sur notre culture contemporaine. Il est un moyen d’expression pour les artistes qui souhaitent mettre en avant des messages sociaux, politiques ou personnels.
SUPPORT : C’est ce sur quoi est réalisée l’œuvre. Le support peut être le papier, le carton, la toile de lin sur châssis, etc… C’est plus généralement le moyen matériel utilisé pour créer une œuvre (photographie, cinéma, peinture, etc… ).
SURFACE : C’est la partie extérieure d’un support (une feuille de papier, une toile de lin, un bloc de marbre). Le peintre dépose sa peinture sur la surface de la toile tout comme le sculpteur sculpte la surface de la pierre.
T
TEINTE : Le terme teinte peut-être employé de la même façon que le terme de couleur, car les deux mots sont synonymes. Toutefois, le terme teinte fait plutôt référence à un mélange de couleurs On retiendra donc, qu’une teinte est la nuance d’une couleur réalisée par le mélange de différentes couleurs, indépendamment de l’ajout de blanc ou du noir.
TON : Le ton ou la tonalité désigne le caractère d’une couleur ou d’une teinte en rapport avec la luminosité. Le terme ton fait partie intégrante du vocabulaire de la couleur. On l’utilise pour comparer des teintes entre elles et les définir techniquement.
TONALITÉ : cf. Ton
TONIQUE : Ce terme définit une couleur contrastant et occupant une surface très réduite par rapport à une dominante. Elle peut être la complémentaire de celle-ci. Une couleur très saturée amplifiera ce rôle.
TON SUR TON : cf. Camaïeu
TRANSLUCIDE : Un matériau translucide laisse également passer les rayons lumineux mais il diffuse la plupart de ces rayons. On peut voir à travers l’objet mais on ne peut rien distinguer parfaitement.
TRANSPARENT : Un matériau est transparent s’il permet le passage de rayons lumineux.
TYPOGRAPHIE : La typographie est ce qui permet de donner une forme visible à une idée écrite. Arrangées d’une certaine manière, les lettres transcrivent les sons du langage parlé et représentent visuellement des idées dans une perspective de communication.
U
UNDERGROUND : Mot anglo-américain signifiant souterrain. Selon le Grand Robert, « ensemble de mouvements artistiques expérimentaux et semi-clandestins, voulant intégrer toutes les formes d’expression, indépendamment des mouvements culturels dominants et en marge – des circuits traditionnels de diffusion commerciale ». (cf. Avant-garde)
V
VALEUR (ou valeur d’un ton ou valeur tonale) : La valeur est le degré de luminosité d’un ton. La valeur se réfère à la clarté ou l’obscurité d’une couleur / teinte par rapport au blanc ou noir. C’est le degré de luminosité relative, du foncé au clair, indépendamment de la couleur. Par exemple, le jaune est une valeur claire qui se rapproche du blanc… Certaines couleurs, comme les jaunes, ont toujours des valeurs claires, et d’autres, comme les violets toujours des valeurs sombres.
Le terme de luminosité est également utilisé pour faire référence à une échelle de valeur. On utilise généralement 3 valeurs principales :
- Les valeurs claires
- Les valeurs médiums (demi-teintes)
- Les valeurs foncées
VALEUR DE GRIS : Les valeurs de gris sont toutes les nuances qui peuvent exister entre le noir et le blanc. Autrement dit, il en existe une infinité.
W
X
Y
YON-KOMA : Le yon-koma est un manga japonais en 4 cases, disposées de manière verticale, à tendance le plus souvent humoristique. Il s’apparente au comic strip de la bande-dessinée américaine. Il prend ses origines dans la presse quotidienne japonaise. Traditionnellement, un yonkoma suit une structure connue sous le nom de Kishōtenketsu. Ce terme vient de Chine ancienne et est composé des caractères chinois suivants :
- Ki (lever), la première case est la base de l’histoire, elle plante le décor ;
- Shō (soutenir), la deuxième case découle de la première et développe l’histoire ;
- Ten (changer/tourner/révolution), la troisième case est le point culminant, c’est dans celle-ci qu’un événement imprévu se produit ;
- Ketsu (terminer), la quatrième case est la conclusion, prenant en compte le bouleversement de la troisième case.