











Alexander Calder (1898 – 1976), Cirque, 1926-1931, fil de fer, bois, métal, tissu, fibre, papier, carton, cuir, ficelle, tubes de caoutchouc, bouchons, boutons, sequins, boulons et clous, capsules de bouteille, 137.2 × 239.4 × 239.4 cm, Whitney Museum of American Art, New York, USA.
Le cirque de Calder, œuvre artistique faite de bouts de ficelle, de fils de fers…
Né en 1898 à Philadelphie, dans une famille d’artistes reconnus, il étudie le génie mécanique de 1915 à 1919. Jusqu’en1922, il s’essaie à différents emplois sans trouver sa voie. Il commence alors par peindre des paysages. En 1923, il s’inscrit à l’Art Student’s league de New York. On y incite les étudiants à représenter le milieu urbain, les exigences sociales, les conflits. Leur art estiment-ils doit rendre compte d’un engagement social et avoir des vertus pédagogiques.



Alexandre Calder s’intéresse au sport, au cirque ; tout ce qui bouge le fascine. Il voyage, se rend à Paris en 1926 où il fabrique un cirque miniature en bois et fil de fer. Son cirque se présente sous la forme d’une série de jouets animés qui ravissent le public. Ses études de mécanique lui donnent une grande facilité dans le rendu du mouvement avec une grande économie de moyens. Puis viennent les sculptures exclusivement fabriquées en fil de fer. Il se sert de ce matériau comme d’un crayon et essaie de rendre le mouvement des corps d’un seul trait, d’un seul jet.
En 1932, Calder crée son premier mobile, terme inventé par Marcel Duchamp (1887-1968) pour désigner des objets dont la mise en mouvement crée des espaces nouveaux. La sculpture statique traditionnelle se trouve alors bousculée par cette approche dynamique de l’espace : c’est le début de l’art cinétique. Les œuvres de Calder font le tour du monde et se retrouvent aussi bien dans les musées que dans les gares, les halls d’hôtel, les aéroports, les place des grandes villes du monde entier.




L’emploi de matériaux de fortune, sous une apparence cocasse, lui permet de vérifier toutes sortes d’hypothèses plastiques dont les premières applications seront les figures en fil de fer. Alexandre Calder est mort en 1976, à New York.
Les éléments de cette performance filmée le Cirque quittent rarement Whitney Museum de New York, depuis les années 70 où il est conservé, en raison notamment de la fragilité des éléments qui le composent. Il compte au total plus de deux cents pièces, parmi lesquelles 69 figures et animaux, 90 accessoires – tapis, lampes, filets, rideaux – et 34 instruments de musique, disques de phonographe et accessoires de bruitage. Calder a travaillé au Cirque sa vie durant, le complétant constamment d’éléments nouveaux. Premier chef-d’œuvre de Calder, le Cirque est également une expérience centrale dans son œuvre : il s’inscrit dans la continuité de ses dessins réalisés à New York à partir de l’observation du mouvement des animaux et annonce, avec sa mise en mouvement d’objets à trois dimensions, les futurs mobiles. Les exercices d’équilibrisme et d’acrobatie de ses personnages sont des défis aux lois de la pesanteur et témoignent d’une pensée plastique fondée sur la tension entre équilibre et déséquilibre.
/ARTISTE












+ D’INFOS
- Fil de fer (Séquence)
- The Calder Foundation