Dessin d’une œuvre de George Grosz

George Grosz (1893 – 1959), Le poète Max Herrmann-Neisse (détail), 1927, huile sur toile, 59,4 x 74 cm, MoMA, New York (États-Unis).

/ SÉQUENCE

Dessine l’image ci-dessus, de George Grosz, en 10 minutes, dans ton cahier d’arts plastiques. Le travail est réalisé en début de séance.

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Il s’agit du deuxième des deux portraits que George Grosz a peints de son ami, l’écrivain Max Herrmann-Neisse. Après avoir passé d’innombrables heures dans l’atelier de Grosz, qui ont donné lieu à plus de trente dessins préparatoires pour les portraits, Herrmann-Neisse a déclaré qu’il s’y sentait « comme chez lui ». Dans ce portrait, Herrmann-Neisse est profondément enfoncé dans un fauteuil, perdu dans ses pensées. Grosz représente Herrmann-Neisse avec minutie et sympathie, en soulignant ses traits distinctifs, tels que son dos voûté et son crâne chauve surdimensionné. L’artiste détaille les rides, les bosses, les veines, les nœuds et la rougeur de la tête et des mains de son ami, le plaçant presque à portée de main.

Grosz et Herrmann-Neisse partageaient les mêmes opinions politiques, le même sens de l’humour et la même vision cynique du monde. Ils étaient, comme Herrmann-Neisse l’a rappelé plus tard, tous deux « corrects et anarchistes ». Herrmann-Neisse, critique de cabaret de premier plan à Berlin, guidait leurs aventures nocturnes. Ensemble, ils fréquentaient les boîtes de nuit les plus malfamées, tout en évoluant dans les mêmes cercles intellectuels et en contribuant aux mêmes périodiques. _ MoMA

Différents portraits du poète Max Herrmann-Neisse

/ARTISTE

Peintre majeur de l’avant-garde allemande, très marqué par la Grande Guerre, George Grosz (1893-1959) est un homme atypique. Proche de l’esprit dada, caricaturiste (et grand dessinateur), peintre, pamphlétiste, Grosz ne craint pas de choquer… quitte à affronter la justice. Volontiers cynique, l’artiste est aussi profondément réaliste quant à la brutalité du XXe siècle. C’est à ce titre qu’il appartient au courant de la Nouvelle Objectivité, qui réunit Max Beckmann ou Otto Dix.

Fils d’orfèvre devenu peintre, Dürer est probablement resté l’un des artistes les plus remarquables de la Renaissance allemande. Ayant voyagé plusieurs fois en Europe, notamment en Italie, mais aussi en Suisse et aux Pays-Bas, il œuvra essentiellement dans sa ville natale, Nuremberg, où il dirigeait un vaste atelier, qui employa plusieurs grands artistes de la période, à l’instar d’Hans Baldung Grien.

Son œuvre s’inscrit historiquement dans une époque de transition entre le Moyen Âge et la Renaissance. Les grands bouleversements politiques, économiques, sociaux et religieux s’accompagnaient alors d’innovations considérables dans le domaine culturel. Confronté à la fois aux principes nouveaux de la Renaissance et au gothique germano-flamand, Dürer réalisa la synthèse de ses courants dans une œuvre universelle, aussi bien peinte que dessinée et gravée.

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/TRAVAUX D’ÉLÈVES

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