
/SÉQUENCE
Poser un regard sur la consommation
Réinventez le logo d’une marque connue. Vous mettrez en valeur un aspect très éloigné du logo original. Saisissez-vous de la singularité des images d’artistes ayant des démarches artistiques critiques de la société de consommation et développez votre point de vue, votre jugement.
Objectifs :
- Appréhender les relations entre l’image et son référent
- être capable de modifier le statut d’une image
- de construire une image en exploitant les stratégies de communication
/LEXIQUE
LOGO [LOGOTYPE] : De logo-, ‘discours’ et typo-, ‘caractère’, symbole regroupant un ensemble de signes graphiques représentant la marque d’un produit, d’un organisme.
Un logo fait partie intégrante de l’histoire d’une entreprise et participe énormément à son succès. En un clin d’œil, il doit représenter l’image de l’entreprise et ce qu’elle est : familiale, moderne, jeune, dynamique, luxueuse par exemple. Un logo, c’est sa signature, ce qui la rend unique et ce qui permet au grand public de la reconnaître parmi toutes les autres.
Certaines compagnies à succès ont bien compris comment utiliser leurs logos pour qu’ils soient des acteurs principaux de leurs succès, mais surtout, qu’ils deviennent incontournables et immanquables aux yeux de tous.
DÉTOURNEMENT : En arts plastiques, le détournement, c’est utiliser une image ou un objet existant en modifiant son sens original ou sa fonction.
Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire.
/RÉFÉRENCES






/ARTISTE
Zevs (ou Zeus) alias Christophe Aguirre Schwarz est un artiste peintre et plasticien, né le 17 novembre 1977 à Saverne, dans la région du Bas Rhin en France. Il vit et travaille actuellement à Paris.
Jusqu’en 1999, le street art de Zevs consiste à bomber les ombres et silhouettes appartenant au mobilier urbain parisien.
L’idée lui est venue en voyant l’ombre de son scooter sur le bitume… Il décide d’en tracer le pourtour à la bombe. Avec un trait de peinture blanche (utilisée pour tracer la route), il souligne les contours d’un feu tricolore, d’un panneau de signalisation, d’un banc public, il trace même des silhouettes humaines sur le sol… de quoi interpeller les citadins.


En 2001 il lance son projet nommé : Visual Attacks, où il s’attaque aux affiches publicitaires de manière ‘crime art’.
Il commence à faire du détournement visuel d’affiches publicitaires en bombant un point rouge au milieu du front des personnages de la publicité. Il shoote le cerveau des tops modèles à l’encre rouge dégoulinante et joue ainsi avec les codes du crime. L’effet est macabre au possible et les publicitaires, furieux, vont jusqu’à payer des agents de sécurité pour veiller sur leurs affiches. Du jamais vu ! C’est d’ailleurs ce projet qui lui a causé le plus de problèmes avec les autorités françaises.


Depuis 2006, l’artiste travaille sur son projet nommé : Liquidated Logos, où il fait se liquéfier les logos des grandes multinationales…
Zevs initie son projet Liquidated Logos à Berlin en s’attaquant à la grande virgule de Nike qu’il fait dégouliner à souhait. Depuis beaucoup d’autres grandes marques ont été liquéfiées par l’artiste, comme : Chanel, Louis Vuitton, Hermès, Play Boy, Mc Donald, Facebook, Google… Zevs s’amuse à détourner les logos des grandes marques en les liquéfiant sur ses toiles, mais aussi et surtout, sur les façades des grands magasins une fois la nuit tombée.



Zevs sera incarcéré à Hong-Kong en juillet 2009 pour avoir liquéfié le logo Chanel sur une boutique Armani. Il est reconnu coupable de dégradation de propriété et condamné à deux semaines de prison avec sursis – après avoir remis en état la devanture de la boutique.