
Peter Fraser (1953 – ), Sans titre, Tirée de la série A City in the Mind (Une ville dans la tête), 2012
Voici une conque. Rien de spécial. Mais ce coquillage semble si… disons… « érotique ». La photo de Fraser rapelle que rien n’est ordinaire et que rien ne doit être sous-estimé.
/SÉQUENCE
Prenez une photo qui ne fonctionne qu’en couleur.
Prêtez attention aux différentes émotions suscitées par les couleurs. Les rouges peuvent avoir une charge dramatique, les bleus génèrent un sentiment de malaise et les jaunes instillent de l’optimisme.
/RÉFÉRENCES

/ARTISTE
Peter Fraser (né en 1953) est un photographe d’art britannique. Il a été sélectionné pour le Citigroup Photography Prize (aujourd’hui connu sous le nom de Deutsche Börse Photography Prize) en 2004.
Il y a de nombreuses années, Peter Fraser a été captivé par Les villes invisibles (1972) d’Italo Calvino. En 2006, il relit ce roman extraordinaire et, à nouveau frappé par sa charge émotionnelle, commence à photographier Londres, où il réside alors, dans le but de créer une « ville imaginaire ». Le livre de Calvino est un échange fictif entre l’empereur tartare Kubilai Khan et l’explorateur Marco Polo, à qui Khan a confié la mission de recueillir des informations sur son immense empire à la fin du XIIIe siècle. Chaque soir, Polo décrit une nouvelle ville rencontrée au cours de ses voyages, plus fabuleuse et exotique que la précédente, philosophant ainsi sur les innombrables possibilités créatives d’une « ville ». (Beaucoup pensent que les villes de Calvino sont en fait différentes interprétations d’un seul et même lieu, peut-être Venise.) Peter Fraser revisite la notion de ville invisible de Calvino pour créer une vision poétique de Londres qui transcende le physique et ne peut être expérimentée que dans l’imaginaire.












